Une introduction plus importante des monnaies locales dans l’économie pourrait permettre de soulager le portefeuille des Français, défend le mouvement Sol qui promeut cette consommation alternative.

À l’heure où l’inflation atteint des niveaux records en France — la moyenne annuelle devrait ainsi s’établir à 5,5 % en 2022 d’après l’Insee, un taux que le pays n’a pas connu depuis 1985 — le mouvement Sol estime que les monnaies locales complémentaires (MLC) pourraient « permettre d’améliorer le pouvoir d’achat des Français ». Complémentaires de la monnaie officielle, l’euro, celles-ci sont utilisées sur des territoires restreints et ne concernent aujourd’hui que certains biens et services locaux [1]. Il existe 82 monnaies de ce type dans l’Hexagone, notamment en Loire-Atlantique et au Pays Basque.

Alors que le projet de loi pouvoir d’achat sera examiné à partir de ce lundi 18 juillet par l’Assemblée nationale récemment élue, cette fédération regroupant une trentaine de monnaies locales argue que ces MLC « servent à la fois à la résilience de nos économies locales et à la protection des plus démunis » [2]. Son argumentaire a été envoyé à plusieurs députés, de gauche comme de droite, afin que ceux-ci s’en saisissent par le biais de dépôt d’amendements. Charles Lesage, délégué général du mouvement Sol, a répondu à nos questions sur cette démarche.

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